Le money management, pourquoi est-ce important ?

L’objectif premier de tout trader ou investisseur impliqué dans les marchés financiers doit être de protéger son capital. Et cela se fait par le biais du money management ou littéralement, la gestion de l’argent. Pour devenir un trader à succès, le money management est un aspect important que l’on ne doit pas ignorer. 

Le money management vous aidera à préserver votre capital même dans les moments les plus difficiles sur les marchés. Dans ce guide, nous verrons en quoi ça consiste et quelles sont les méthodes de gestion les plus utilisées.

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Qu’est-ce que le money management ?

Quest-ce que le money management

Le money management est en général défini comme un ensemble de mesures que l’on utilise pour épargner, établir un budget et investir ses revenus. En trading, cela consiste à établir un plan de management de votre capital. Ce plan doit répondre aux questions suivantes du trader ou de l’investisseur :

  • Quel montant de mon patrimoine vais-je investir en bourse ?
  • Quels seront les ratios d’allocation de mon capital sur les différents marchés ou instruments : Forex, action, cryptomonnaies, etc. ?
  • Quel montant de mon solde de trading vais-je risquer par position ?
  • Quel est mon objectif de profit pour une position ?
  • À quel seuil de perte vais-je arrêter d’investir ?

Le money management permet ainsi d’éviter de faire des investissements spontanés sans plan préétabli. Un bon plan de money management permet non seulement de limiter les pertes, mais aussi de mesurer le montant de la perte maximale que vous pouvez vous permettre.

Protégez son capital pour rester dans le jeu ! Deux exemples concrets

Pour mieux comprendre comment le money management peut protéger votre capital, imaginons deux traders, Jean et Paul, qui investissent tous deux sur le marché du Forex. 

Exemple de Jean

Jean ne connaît pas, ou ne se soucie pas du money management et veut simplement gagner le plus d’argent possible.

Il repère une opportunité de vendre le dollar américain, car il s’attend à ce que la Fed baisse bientôt ses taux d’intérêt. Il est par conséquent acheteur sur la paire EUR/USD. À partir d’un solde de compte de 10 000 euros, il passe une position de 1000 euros auprès de son courtier. Malheureusement, la Fed fait le contraire et il perd son investissement. 

Jean trouve une autre opportunité et lance un deuxième trade dans le but de regagner ce qu’il a perdu. Cette fois-ci, il est encore plus confiant, car il vient de découvrir une nouvelle stratégie de Martingale et double la mise. Il passe une position à 2000 euros. Une fois de plus, cette transaction est perdante et il lui reste 7 000 euros sur son compte de trading. Sans se laisser décourager, il double à nouveau la mise sur une 3e opération d’une valeur de 4 000 euros, qui malheureusement se solde par une perte. 

Martingale - Money Management

À ce stade, il ne peut pas continuer à négocier en utilisant sa stratégie Martingale et son compte est tombé à 3 000 euros après seulement trois transactions. Malheureusement, de nombreux traders qui se lancent finissent comme Jean et abandonnent, en acceptant leurs pertes, soit continuent jusqu’à ce qu’ils n’aient plus de marge pour ouvrir une position. Cela arrive parce qu’ils n’ont pas de plan de money management.

Exemple de Paul

Prenons maintenant Paul, qui fait des recherches sur le money management et qui commence aussi avec 10 000 euros. Il fait les mêmes transactions que Tom, mais il s’y prend différemment. 

Sachant que l’un des principes du money management consiste à ne risquer qu’une petite partie de son capital, il ne fait jamais une transaction de plus de 100 euros, soit 1 % de son capital, contrairement aux 10 % de Jean sur sa première opération. C’est pourquoi, même après avoir perdu trois transactions consécutives comme Jean, il n’a perdu que 300 euros, et le solde de son compte est de 9 700 euros. 

Exemple - Money Management

Paul est donc en mesure de continuer à trader bien après que Jean a perdu 70 % de son capital. Il n’a perdu que 3 % de son capital et est en mesure de tirer parti de nombreuses autres opportunités à venir. Sachant qu’il ne doit pas risquer plus de 1 % de son capital, il lui est impossible d’appliquer une stratégie Martingale.

C’est ce que le money management vous permet de faire : rester dans le jeu le plus longtemps possible, pour tirer parti des opportunités qu’offre le marché. 

Diversification : une partie intégrante du money management

La diversification est partie intégrante du money management. Elle est généralement présentée comme la clé d’un investissement réussi. En termes simples, la diversification consiste à répartir vos investissements entre différents types d’actifs, dans le but de réduire la volatilité de votre portefeuille. Il existe une variété d’instruments financiers dans lesquels investir, allant des actions au Forex, en passant par les matières premières, les cryptomonnaies, les indices, les ETF, etc. 

Si vous êtes un investisseur en actions par exemple, vous pouvez avoir un intérêt dans les actions technologiques, en particulier les GAFA, et investir votre capital dans ces actions. Imaginez maintenant que le secteur des technologies soit en plein essor et que votre investissement se porte bien. Vous décidez alors d’investir tout votre capital dans ces actions. Si un facteur négatif intervient, par exemple si le ministère américain de la Justice entame une poursuite contre les grandes entreprises technologiques, toutes ces actions s’effondreront simultanément, et vous risquez de subir une perte considérable. 

La diversification consiste à se positionner simultanément dans divers secteurs. Par exemple, investir une partie de votre capital dans des actions technologiques, une partie dans le secteur des énergies et une autre dans des obligations. Dans ce cas, lorsqu’un secteur en particulier est touché, les pertes dans l’ensemble de votre portefeuille sont mitigées. 

La diversification peut également s’appliquer au sein d’un même marché, en investissant dans une large gamme d’instruments. Par exemple, dans le secteur technologique, les plus petites entreprises ont tendance à être plus volatiles que les titres des grands acteurs du secteur. 

Quelques règles de base du money management

Règles - Money Management

Il existe quelques règles que chacun peut suivre en matière de money management, quel que soit le marché sur lequel on négocie.

Maximiser ses profits sur les marchés les plus porteurs

Certains investisseurs sont des adeptes de la théorie « let profit run ». Selon ce dernier, on doit maintenir une position ouverte tant que le marché évolue dans le sens favorable. Ainsi, l’investisseur maximise ses gains sur ses positions.

Il arrive en effet que le marché évolue bien au-delà de votre take profit. Pour tirer parti d’une telle situation, un stop loss suiveur est bien adapté. Il s’agit de remonter ou de baisser son stop loss, à chaque fois que le prix évolue dans le bon sens d’un certain nombre de points, ou pips. Cela suppose que la position n’a pas de take profit fixe. 

La première façon d’y parvenir est de déplacer manuellement le stop loss vers le haut, à mesure que le prix continue d’augmenter. Avec des plateformes comme MetaTrader, on peut automatiser le stop suiveur et le configurer de sorte qu’il remonte après un certain nombre de points gagnés. La plupart des autres plateformes de négociation vous permettent de le faire.

Cette méthode de gestion de position vous permet de réaliser un maximum de profit au lieu de vous contenter d’un gain fixe déterminé à l’avance. L’autre avantage, c’est que vous pouvez être profitable même avec un faible pourcentage de réussite sur vos positions. Par exemple, si vous effectuez 10 transactions sur un mois, seulement 2 positions largement gagnantes peuvent porter votre rentabilité.

On peut aussi maximiser les gains en augmentant la taille d’une position lorsqu’elle est gagnante. Par exemple, si vous avez ouvert une position d’une valeur de 0,05 lot, vous pouvez augmenter cette valeur à 0,1 lot après avoir gagné 50 pips.

Ajustement de la taille de position après une série de pertes

Il arrivera un moment où le trader subira une série de positions perdantes. C’est une éventualité à prévoir dans un plan de money management. Non seulement cela peut vous décourager de continuer à trader, mais cela porte aussi un coup important à votre capital. 

Si, par exemple, vous avez un solde de 10 000 euros et que vous perdez 10 transactions consécutives d’une valeur de 100 euros chacune, votre compte de trading perdra 10 % de sa valeur. Si vous continuez à miser 100 euros par position, le drawdown peut se creuser davantage. 

Pour le mitiger, prévoyez réduire la taille de vos positions, en passant par exemple de 100 euros à 50 euros par position. De cette façon, vous réduisez vos pertes même si vous continuez à subir des positions perdantes. 

Après quelques transactions rentables, vous pourrez augmenter de nouveau la taille de vos positions. 

Comprendre les corrélations du marché

Les marchés financiers sont souvent corrélés d’une manière ou d’une autre, qu’il s’agisse des actions, du Forex, des matières premières, etc. Le terme de corrélation désigne essentiellement la manière dont la valeur d’un instrument évolue en fonction d’un autre. La corrélation est mesurée sur une échelle de -1 à +1, +1 signifiant une corrélation positive parfaite où deux actifs évoluent exactement de la même manière et -1 signifiant le contraire, c’est-à-dire que les deux actifs évoluent dans des sens opposés. 

Corrélations du Marché - Money Management

L’image ci-dessus représente la corrélation de quelques paires de devises. Les paires AUD/USD et NZD/USD sont très corrélées à 0,75, ce qui signifie que les deux paires évoluent dans une direction similaire. 

Sachant cela, vous ne devriez pas être vendeur, disons, sur la paire NZD/USD, tout en étant acheteur sur la paire AUD/USD, puisque vous savez que les deux paires évoluent dans une direction similaire. Cela reviendrait à couvrir inutilement la première position ouverte. En outre, acheter ou vendre en même temps ces deux paires double le risque.

Les corrélations peuvent également aller au-delà des classes d’actifs. Le dollar australien, par exemple, est positivement corrélé avec le prix de l’or, car l’extraction de l’or est une industrie de taille en Australie. 

Une fois que vous en saurez plus sur la corrélation, vous pourrez également effectuer des opérations de couverture, qui consistent à acheter deux actifs qui sont négativement corrélés, de manière à compenser les pertes d’une position. 

Par exemple, si vous avez une position acheteuse sur l’USD/CAD et qu’elle ne se porte pas bien, vous pouvez vendre l’AUD/USD en sachant qu’ils sont négativement corrélés. Par conséquent, le profit réalisé sur la deuxième transaction compensera les pertes de la première. Cela étant dit, une stratégie de couverture n’est jamais parfaite

Comprendre l’effet de levier

L’effet de levier est un outil utile pour les traders disposant d’un capital limité. Il permet de booster ses gains, mais peut faire de même avec les pertes. En fait, l’effet de levier est l’une des raisons pour lesquelles de nombreux nouveaux traders perdent leur capital, d’où l’importance de comprendre ses effets avant de vous lancer. 

La meilleure façon de comprendre l’effet de levier est d’ouvrir un compte démo, sur lequel vous testerez différents niveaux de leviers sur l’instrument qui vous intéresse. Vous devrez également tenir compte des actifs que vous négocierez, car les différents actifs présentent des niveaux de risque variables et une limite de levier variée.

Les cryptomonnaies, par exemple, sont plus volatiles et doivent être négociées avec un faible effet de levier pour éviter des pertes importantes. D’ailleurs, leur effet de levier est limité à 1:2 en Europe, c’est-à-dire que vous ne pouvez pas détenir une position faisant plus du double de votre marge engagée.

Le money management : partie intégrante du plan de trading

On dit souvent que ne pas planifier, c’est prévoir d’échouer. Cela s’applique au trading en ligne. Un plan de trading implique divers aspects, depuis l’analyse des marchés à la clôture de la position ouverte. 

Stratégies de négociation

Avant de commencer à négocier, vous devez d’abord apprendre une stratégie qui vous guidera sur la manière d’aborder les marchés. Sans stratégie de négociation, vous ferez des transactions sans aucune ligne directrice, ce qui vous fera perdre à coup sûr. Les stratégies de trading sont axées sur deux approches : l’analyse technique et l’analyse fondamentale

L’analyse technique s’intéresse aux graphiques de prix pour repérer des modèles (ou figures), qui sont ensuite utilisés pour anticiper les fluctuations futures des instruments. Cette stratégie de négociation a reçu autant d’éloges que de critiques de la part de certains des plus grands experts financiers du monde. Les partisans de cette approche affirment que l’analyse technique est un excellent guide pour prédire les prix futurs du marché, car les modèles ont tendance à se répéter. En revanche, les détracteurs trouvent l’idée de prévisibilité du marché peu judicieuse, une idée popularisée par le livre de Burton Malkiel, A Random Walk Down Wall Street.

A ramdom walk down Wall Street

L’analyse fondamentale, en revanche, repose sur les annonces de nouvelles qui affectent les marchés financiers. Parmi celles-ci, on peut citer les déclarations des banques centrales concernant les décisions de taux d’intérêt. Les décisions de la Fed sont les plus importantes, car le marché des changes est dominé par le dollar américain à hauteur de 80 %, ce qui fait que les traders sont généralement très attentifs aux annonces de la Fed. 

Pour les négociants en bourse, les déclarations les plus importantes sont les résultats financiers des entreprises, publiés périodiquement. La publication des bénéfices d’une entreprise a généralement un impact sur le cours de ses actions et les investisseurs sont très attentifs à ce sujet. 

Voici quelques exemples de stratégies de trading : 

  • Trading de tendances : identification de la dynamique des prix et négociation dans le sens d’une tendance. 
  • Trading de range : identification des niveaux de support et de résistance sur un marché et négociation à l’intérieur de cette fourchette. 
  • Trading de position : se base uniquement sur l’analyse fondamentale, et surtout macroéconomique. 
  • Scalping :  une stratégie à court terme, qui tire profit des fluctuations mineures des prix, pour effectuer plusieurs transactions dans une journée. 
  • Négociation sur le price action : implique l’utilisation de l’historique graphique de prix pour prévoir les prix futurs des instruments.

Il est courant de voir les traders combiner à la fois l’analyse fondamentale pour trouver des opportunités d’investissement et l’analyse technique pour entrer avec plus de précision sur un marché donné. 

Combien devez-vous risquer par position ?

Pour chaque transaction que vous effectuez, vous devez être conscient de sa proportion par rapport au solde de votre compte. 

Risque par position - Money Management

Taille maximale par trade : de 1 % à 2 % 

Pour le trading à court et moyen terme, la recommandation la plus répandue est la règle des 2 %, qui stipule que vous ne devez pas risquer plus de 2 % de votre capital sur une seule transaction. Ainsi, si le solde de votre compte est de 1 000 euros, toutes vos transactions devraient entraîner un risque de 20 euros au maximum.

L’idée que sous-tend cette règle est que, même si vous deviez subir une série de cinq pertes consécutives, votre perte totale serait de 100 euros et vous auriez toujours 900 euros de capital. Ainsi, la règle des 2 % vise à vous maintenir sur les marchés le plus longtemps possible.  

Si votre plateforme de négociation n’indique pas la valeur de chaque transaction et ne montre que la taille du lot, vous pouvez utiliser un calculateur de taille de position, disponible auprès de nombreux sites. Cet outil vous permettra d’entrer les spécifications de la transaction et de calculer la taille de la position par rapport à votre capital. 

Fraction fixe

La technique de la fraction fixe couramment utilisée consiste à négocier un contrat pour chaque montant en euros sur le compte. Ce montant est à déterminer.

Par exemple, vous pouvez décider de trader un contrat pour chaque fraction 1 000 euros sur votre compte. Si votre solde est de 20 000 euros, alors la taille de la position sera de 20 contrats. Cette méthode permet d’ajuster progressivement la taille des trades à votre capital de trading.

Optimal F

C’est une méthode plus mathématique permettant de déterminer le facteur F qui signifie fraction. L’idée est que vous déterminiez la fraction idéale de votre compte à affecter à chaque transaction en fonction des performances passées. Si votre F optimal est de 15 %, alors chaque transaction devrait représenter 15 % de votre compte. Le système est similaire aux méthodes de fraction fixe et de ratio fixe, mais avec quelques différences. Vous verrez plus de détails sur ce système de gestion sur cette page.

Secure F

Le secure F est une variante moins risquée que l’optimal F. C’est une méthode qui limite le drawdown sur votre capital. Elle consiste à diviser le facteur F afin qu’il corresponde à une taille de position qui correspond à votre aversion du risque.

Ratio fixe

Ici, vous devez déterminer combien vous souhaitez dépenser pour chaque transaction avant de la réaliser. Cette méthode est souvent utilisée par les négociants en bourse qui ne font que quelques transactions par mois ou par an. 

Pourcentage de réussite

Le pourcentage de réussite ou rapport win-loss est un ratio simple qui compare le nombre de transactions gagnantes à celui des transactions perdantes. Par exemple, si vous avez effectué 10 transactions en une journée, dont 3 sont gagnantes et les autres perdantes, votre rapport gagnant-perdant sera de 3/7. Ce ratio peut également être représenté en pourcentage, en comparant les transactions gagnantes au nombre total de transactions : 3/10 * 100 % = 30 %. Le résultat montre que le taux de réussite est de 30 %. 

Cela semble faible, mais si les positions gagnantes sont plus conséquentes que les positions perdantes, on peut toujours être profitable. C’est pourquoi le rapport rendement-risque est tout aussi important.

Rapport rendement-risque   

Ce n’est pas parce que le taux de réussite d’un trader est inférieur à 50 % qu’il va perdre de l’argent. En fait, il peut avoir un taux de réussite faible, tout en réalisant des plus-values pour l’ensemble de ses positions. Cela s’explique par un bon rapport rendement-risque.

Le rapport rendement-risque est celui du montant des gains potentiels sur une position, par rapport au risque. Prenons le cas d’un trader en bourse qui souhaite acheter une action d’une valeur de 55 euros. Pour cette transaction, il veut un stop loss à 50 euros et un take profit à 65 euros. Il est donc prêt à perdre 5 euros (55 à 50 euros) pour gagner 10 euros (65 à 55 euros). 

Dans ce cas, le rapport rendement-risque du trader est de 10/5, encore noté 2:1. Si le bénéfice potentiel avait été supérieur à 10 euros, le rapport serait encore plus avantageux. Il est recommandé d’avoir un rapport rendement-risque supérieur à 1. Dans ce cas, vous essaierez de faire des gains supérieurs au risque entrepris. 

Plateformes avec des fonctionnalités de money management 

De nombreuses plateformes de négociation sont dotées d’outils de money management. 

MetaTrader

Par défaut, les outils de money management sur MetaTrader sont assez basiques. La plateforme dispose de la fonctionnalité de stop suiveur et la possibilité de gérer ses positions graphiquement. La véritable force de cette plateforme, ce sont les plugins qui peuvent y être intégrés. Admiral Markets a par exemple conçu plusieurs extensions MT4 pour la gestion de risque avec son offre Metatrader Supreme Edition

cTrader

Étant une alternative plus attrayante aux plateformes MetaTrader, cTrader tend également à être plus intuitif et plus facile à utiliser. Il contient les mêmes fonctionnalités de gestion de l’argent que MetaTrader, et va plus loin en rendant les outils faciles à comprendre. Cette plateforme est plus adaptée aux traders professionnels que MT4. 

Types d’ordres stop

Si le concept de money management est bien théorique, c’est le stop loss qui permet dans la pratique de limiter les pertes. Vous connaissez probablement déjà le système de stop loss par défaut, existant sur les plateformes de trading. Mais il y a d’autres types de stop loss que vous ignorez peut-être.

Stop Loss - Money Management

L’equity stop

Il s’agit d’un stop loss qui ferme toutes les positions d’un client si le total des fonds du compte de trading tombe à une certaine valeur. Certaines plateformes vous laissent définir ce type de stop au niveau de votre tableau de bord.

Stop loss graphique

Il s’agit de stop loss placé après une analyse technique, notamment graphique. Les niveaux de support et de résistance sont des outils graphiques populaires et les plus fréquemment utilisés pour fixer un stop loss. Après une cassure d’un support par exemple, les traders ont tendance à placer leur stop au-dessus de la nouvelle résistance qui s’est formée.

Stop Loss Graphique - Money Management

Stop de volatilité

Parfois, vous pouvez mesurer la volatilité du marché pour décider de la distance à laquelle vous allez placer le stop loss. Si la volatilité augmente, le stop loss est éloigné du point d’entrée. Tandis que si la volatilité est faible, le stop loss est rapproché. Il existe plusieurs indicateurs de volatilité sur lesquels on peut se baser.

Stop de marge (stop-out level)

Chaque courtier dispose d’un niveau de stop de marge, également appelé stop-out. C’est un point où le courtier ferme automatiquement toutes les positions ouvertes si votre capital total tombe en dessous d’un certain niveau. 

Psychologie du trading

La plupart du temps, c’est notre propre manière de penser qui fait obstacle à notre succès. Bien que l’objectif du trader soit de gagner de l’argent, un mauvais conditionnement psychologiqueconduira à sa perte. Les traders professionnels sont maîtres de leur esprit, et vous pouvez l’être aussi si vous pouvez maîtriser vos émotions. 

Éviter le sophisme du joueur

De nombreux joueurs perdent de l’argent parce qu’ils continuent à parier après une série de pertes, croyant que leur chance va sûrement tourner après un long moment de perte. Les traders tombent également dans ce piège, en essayant de recouvrer leurs pertes avec des positions de plus en plus conséquentes. 

Ne pas s’attacher émotionnellement à un instrument

Il est parfois possible d’apprécier un instrument de manière subjective. Les cryptomonnaies sont l’exemple parfait d’instruments qui ont des adeptes qui y investissent sans plan établi. Un investisseur doit faire des analyses objectives avant de faire ses placements. De plus, il doit prévoir l’éventualité que son trade ne se passe pas comme prévu et être prêt à liquider ses positions si son stop loss est atteint. 

Ne pas suivre l’opinion générale

Chaque trader peut être confronté à des contradictions, souvent dues à des opinions diverses. Si vous vous trouvez dans cette situation, ne vous contentez pas d’aller du côté qui semble faire l’unanimité, mais confirmez toutes les affirmations par votre propre analyse. Ce n’est qu’après avoir confirmé un point de vue que vous devriez faire un trade sur la base de ce que vous avez vu. 

Conclusion

Le money management est un élément important du trading en ligne. Sans lui, le trader n’a aucun avantage statistique même s’il a une stratégie d’entrée et de sortie fiable. Le money management est ce qui différencie l’investisseur du parieur. C’est pourquoi il est important d’établir un plan de gestion clair et adapté à votre aversion du risque.

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